La couverture. Immodeste? C'est ce que je trouvais. Mais l’éditeur trouve que "j'ai une gueule".
La couverture. Immodeste? C’est ce que je trouvais. Mais l’éditeur trouve que « j’ai une gueule ».

« L’heure de bouclage », paru en novembre 2016 chez Jacques André éditeur, n’était pas un livre de souvenirs malgré le clin d’œil du titre. « Testament journalistique », qui paraît en janvier 2017 aux Presses Universitaires de Bruxelles, traite bien sûr du journalisme, mais selon un angle original. En relisant mes chroniques de 2016, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre elles étaient reliées à une interrogation née d’une réflexion de l’un de mes fils, indigné par l’impudence d’un collègue au lendemain des attentats bruxellois du 22 mars. Par l’exemple, j’essaie de montrer que le journalisme n’est pas que voyeurisme, que le ressenti qui s’oublie dans la presse contemporaine reste indispensable ou que ce que le lecteur recherche peut être tout simplement quelque chose de bien écrit ou qui le fasse réfléchir dans pour autant qu’on lui assène une explication définitive.

Une année noire, 2016. Mais face à la barbarie, il convient de rester civilisé. C’est ce que j’aimerais léguer. Face aux certitudes, il vaut mieux rester dubitatif. C’est ce que j’aimerais rappeler. Face au découragement, il faut garder l’espoir. C’est ce que j’aimerais partager. Et face au sérieux étouffant qui oublie que l’humour est la politesse du désespoir, je veux surtout, dans ce livre, ne pas ennuyer.

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