«Je ne suis pas un poète. Je suis vivant»

Le fac-similé de l'article de Jean-Claude Vantroyen et la note de **
Le fac-similé de l’article de Jean-Claude Vantroyen et la note de **

Jean Rebuffat fut longuement journaliste au Soir, où sa faconde, ses jeux de mots, son sens du rythme et de la phrase impressionnèrent. Il écrit toujours aujourd’hui. Mais plus des reportages. Il clame qu’il n’est pas poète, comme si les poètes étaient tous de vieux barbons enlisés dans leur agonie. Mais c’est bien en poète qu’il se tourne vers la mort et donc, par ricochet, vers sa vie.

Souvenirs, nostalgie, regrets peut-être, questions sans aucun doute, sourires certainement. Dans une langue et une versification étonnamment classiques, il se demande à quoi ça a servi, tout ça. Tout en se disant qu’en fin de compte, il ne s’est pas si mal amusé.

Mais attention, si le poète raconte des histoires, il peut aussi mentir: «Je ne raconte que des mensonges avérés», ose-t-il. Mais vérité ou pas, on s’en moque. Les mots sont beaux et les phrases veulent «s’échapper du pain quotidien».

Mais si le climat est rasséréné, l’angoisse rôde encore: «Je n’aime pas les papillons / Ils me font peur.» Et la mort est là, qui attend le philosophe: «Se préparer / Au néant gai / Adieu les choses / Adieu les gens / Soyez contents / Je me repose.»

J.-C. V.

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